Il gît là, froissé dans son rouge, pulsation inutile vaincu par des amours hostiles.
Son talent au pied doué d'art s'est fait épingler, clouer au pilori des incompris .
Il regarde effaré, étonné d'être ainsi mis au rebut, jeté à la poubelle des villes comme un vieux papier brouillon, un torchon déchiré de coton.
Non, mon Peintre, l'art ne meurt jamais !
Alors relève-toi, je t'en prie, tu comptes tant pour moi.
Reviens, défripe ton coeur, remets à ton pied des couleurs, et continue à m'apprendre à rêver.
Je te veux battant, en colère, rebelle, fou, céleste et trépignant, le reste est grain de sable, le reste ne vaut pas que tu t'accables.
Prière de plume




